• Équinoxe de printemps

    Équinoxe de printemps (entre le 19 et le 21 mars), soit aujourd'hui le 20 mars, en cette année 2015 (avec en plus une éclipse solaire ! ce matin).

    "Easter, l'équivalent anglais de "Pâques", est dérivé du nom de la déesse Eostre qui était célébrée au cours de l'équinoxe de printemps. L'équinoxe de printemps est le jour où le Soleil se lève exactement à l'Est : East en anglais. Eostre est la déesse de l'Est associée à la déesse Ostara germanique, à la déesse romaine Aurora de l'aurore, à la déesse Eos grecque, à la déesse Ushas hindoue. Elles sont toutes dérivées du même prototype indo-européen du nom de Hausos." (source : Eostre)

    Ostara par Johannes Gehrts (1884)

    Autres fêtes vers cette même période : St Patrick (17 mars), Eostara (première pleine lune qui suit l'Équinoxe), Pâques (tradition chrétienne, généralement le premier dimanche qui suit l'Équinoxe et la pleine lune), Ides de Mars (nouvel an romain célébré le 15 mars), Festival d'Astarté (17 mars), Annonciation de la sainte Vierge, etc...

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    "L'équinoxe de printemps est la fête sacrée qui marque la lente entrée dans la période printanière. Elle est une fête de la renaissance de la nature et de toutes les forces vives qui la composent. Cette célébration tire son nom "équinoxe" du latin "aequus" qui signifie "égalé et de "nox" qui veut dire "nuit", la nuit égale le jour.

    Cette fête est marquée par l'harmonie cyclique. Le jour est aussi long que la nuit, la lumière est égale aux ténèbres. Les forces obscures du monde chtonien et les forces solaires du monde ouranien s'unissent dans un équilibre parfait. Tout comme celui d'automne, l'équinoxe de printemps est une manifestation de l'ordre temporel. Le passé forge les racines du présent pour se manifester dans l'avenir. 

    Pour cette période du cycle annuel connu comme la saison des amours, le culte de la déesse a laissé de nombreuses traces. Les rites devaient tous être une célébration des forces de fertilité et de fécondité. Chez les romains il y avait la fête des Liberalia qui célèbre le couple divin Liber-Libera, hymne à la fécondité et à la fertilité manifesté par la procession de grands phalllus. Dans la tradition slave, ces fonctions étaient l'attribut de la déesse Liana. Chez les irano-aryens on rendait culte à Aramati, la Mère des aryens, déesse dont on retrouve le profil chez Aditi (indo-aryens), Artume (étrusques), Artémis/Diane (grecs et romains), et dans une certaine mesure chez la celtique Artio. La racine étymologique "ar" renvoie au symbole astrologique du moment : "aries", le bélier. Cet animal se caractérise par sa combativité et sa fougue, éléments qui correspondent bien au dieu de la guerre qui marque ce mois de mars. Le soir venu, on allumait des feux sacrés sur les collines afin d'aider le soleil dans sa lutte cyclique pour qu'il revienne encore plus glorieux. Dans certaines régions comme l'Alsace, le sud de l'Allemagne ou encore certaines parties de la Suisse, il était coutume de placer un disque en bois au bout d'un bâton, d'y mettre le feu, puis de le projeter vers le haut. Cette tradition se nomme Scheibenschalgen. Cette image du disque enflammé montant vers les cieux est une figuration du soleil victorieux montant au zénith. Au moment de Pâques nous retrouverons la tradition des grandes roues enflammées en train de dévaler les pentes des collines, celles-là mêmes qui marqueront la fécondation de la terre par le soleil." (source)

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    "Les Liberalia étaient, dans la Rome antique, une fête annuelle qui se célébrait en l'honneur de Liber Pater et de Libera le 17 mars de chaque année.

    Cette fête romaine très ancienne, est inscrite sur l'un des plus anciens calendriers romains connus, le calendrier dit de Numa Pompilius.

    La fête romaine des Liberalia, qui se célébrait le 17 mars, et qui n'avait rien de commun soit avec les Dionysia, soit avec les Ludi Liberales de création postérieure. Les rites de cette fêtes excluent toute relation entre le Liber pater romain et les vendanges. Nous n'avons donc pas affaire ici à un dieu de la vigne. Il est plus vraisemblable que Liber fut un dieu qui présidait à la fertilité des champs : on célébrait sa fête au début de la belle saison, pour invoquer sa protection en faveur des récoltes futures, on lui offrait des gâteaux dans la composition desquels entraient les principales productions agricoles de l'Italie, le blé, l'huile, le miel. Quant à la coutume qu'avaient les jeunes Romains de revêtir, pour la première fois le jour des Liberalia, leur toge virile, on n'en connait pas l'origine. Liber protégeait peut-être la croissance des hommes et le développement de la vie humaine, comme il présidait à la vie productrice des champs.

    Ovide rapporte que le jour des Liberalia, on rencontrait partout dans Rome des vieilles femmes, que Varron appelle des prêtresses de Liber, couronnées de lierre : elles vendaient aux passants des gâteaux, faits avec de la farine, du miel et de l'huile, et portaient en outre avec elles un petit autel. De chaque gâteau qu'elles vendaient, elles détachaient un morceau, qu'elles offraient au dieu sur cet autel, au nom de l'acheteur.

    Tertullien rapporte également que ce jour-là chaque famille avait l'habitude de dîner dans la rue, devant la porte de sa maison."

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    "La prise de la toge virile, qui marquait la sortie de l'enfance et l'entrée dans la vie publique, avait ordinairement lieu au jour des Liberalia.

    Ce jour-là, Rome offrait un aspect tout particulier : dans les rues on rencontrait à chaque pas des processions de familles, qui conduisaient leurs enfants au forum, après que ceux-ci avaient revêtu la toge blanche. La cérémonie commençait le matin par un sacrifice offert aux Lares. À ce moment le jeune homme changeait la toge et déposait les insignia pueritiae (la bulla, etc.) qu'il dédiait aux Lares. Il portait aussi une tunique blanche, appelée recta ou regilla, qu'il avait déjà mise la veille, en signe de bon présage, et il couchait avec ce costume. La toge virile, parce qu'elle était toute blanche, s'appelait aussi pura, ou libera, parce qu'il inaugurait la vie libre. Le jeune homme vêtu de la toge virile était solennellement conduit au forum, comme pour le présenter au peuple, à la cité qui désormais devait le compter parmi ses membres. Toute la famille et les amis l'accompagnaient et on tenait beaucoup à avoir un nombreux cortège à cette occasion. Après que le jeune homme s'était présenté sur le forum, il allait au Capitole offrir un sacrifice aux dieux de l'État." 

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